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Le minimum "légal" pour blinder son e-reputation!

Pour qui voter en 2019? Essai de réflexion personnelle...

 

 

Malgré une seconde tentative ratée de support à la création d’un nouveau mouvement politique (et un nouvel échec personnel devant l’inertie majoritaire de beaucoup à passer de “se plaindre” à “agir” de manière réfléchie et constructive), je continue à penser que les élections qui arrivent seront cruciales pour la suite de l'existence de notre pays, mais pas que...

 

Faute d’être sur une liste électorale, faut-il soutenir une petite liste, voter blanc ou faire un autre choix?

Voici quelques réflexions après ces moments interpellants que furent les actions des Gilets Jaunes, la marche pour le climat et le vaudeville du gouvernement fédéral...

 

Je ne surprendrai personne en écrivant que les extrêmes ne rentrent pas en ligne de compte de cette réflexion pour moi: ni PTB, ni PP, ni autres listes du style. Les solutions “imposées” à une partie de la société, quitte à légitimer la violence pour y arriver ne m’intéressent pas.

Idem pour le PS, qui promet depuis 30 ans de changer (particratie, baronnies, cumuls, intérêts personnels, etc.) sans arriver à le faire et dont les membres qui se positionnent pour un renouveau radical en interne sont les premiers à fouler l’éthique aux pieds quand ils y ont un intérêt.

 

Dans les “petites listes”, le Parti Pirate est celui qui me semble promouvoir les solutions les plus innovantes (tout en restant relativement réalistes quand on creuse un peu) telle la démocratie liquide ou le revenu universel et je pense que je pourrais le soutenir. Malheureusement, je pense qu'il est trop tard pour encore espérer que des partis de cette taille puissent vraiment influencer les choses. Le temps qu’ils prennent assez de place que pour influencer la politique, il sera trop tard pour les décisions cruciales qui s’annoncent.

 

Si je devais me baser sur les valeurs présentées par les partis, je devrais sans doute penser à un rapprochement avec Défi et son social libéralisme mais cela reste un parti bâti sur une opposition (aux flamands) et qui parle beaucoup tout en agissant peu (décumul “plus tard”, président quasi “à vie”, fabrication d’équipes hétéroclites sans structure en wallonie pour “gagner des voix”, factualisation de la politique comme un métier et des dynasties, etc.). Je ne peux donc que relever un manque de validation des paroles par les actes et ne pouvoir y accorder de confiance pour le moment.

 

Le positionnement du cdH au centre pourrait aussi attirer mon attention, ne voulant plus de ce clivage “gauche/droite” qui est dépassé par l’évolution de la société tout en étant aussi à l’écoute de ce que devrait être l’humanisme. Néanmoins, je reste convaincu qu’il reste du confessionnel influençant les décisions dans ce parti et pour un laïc convaincu comme moi, c’est rédhibitoire pour des élections “non locales”. Les positionnements sur certains sujets éthiques pour des raisons s’appuyant sur le pilier chrétien ont été nombreux et ça me pose un problème.

De plus, certaines personnes qui s’opposent aux comportements particratiques ou aux baronnies telle que Catherine Fonck ou Véronique Waroux n’y ont jamais reçu la reconnaissance ou le soutien mérité. Difficile d’y voir actuellement une option valable.

 

Certaines valeurs présentées par le MR (d’avant) m’avaient convaincu par le passé: le mérite, l’esprit d’entreprendre et tout ce qui suppose que ceux qui s’investissent plus (avec évaluation du résultat) pour la société doivent en recevoir plus (tout en restant raisonnable) en contrepartie.

L’évolution de notre société a malheureusement transformé ces valeurs et les a rendues usitées: même une personne méritante et courageuse peut ne pas s’en sortir dans la vie parce que son investissement n'est pas considéré comme "rentable" (services publics, non marchand, etc.) alors que nombre de rentiers qui n’apportent rien au bien-être global vivent sur leur patrimoine (que d’autres peuvent avoir bâti pour eux). Ces derniers me semblent pourtant mieux soutenus par le parti que les premiers.

De plus, le MR est en train de flirter avec la droite conservatrice sur plusieurs plans, ce qui n’augure pas d’un avenir emballant. Enfin, je pense depuis peu que leur idéologie économique est basée sur du sable, comme c’est très bien expliqué dans la parabole de l'île de Pâques.

 

Reste donc Ecolo, avec lequel j’entretiens une relation “amour-haine” depuis toujours. Au niveau de l’éthique et de la démocratie interne, on peut difficilement faire mieux. C’est d’ailleurs parfois trop, quand on sait que les décisions sont parfois prises en interne démocratiquement par un noyau dur de militants qui ne représente pas toujours ce que les électeurs voudraient que l’on mette derrière le mouvement.

Actuellement, je suis convaincu que nous sommes devant un effondrement de la société productiviste et qu’aucune des autres idéologies politiques n’offre de solution acceptable à court ou moyen terme pour le plus grand nombre.

C’est d’ailleurs un autre de mes problèmes avec Ecolo: leur position (justifiable à long terme vu le risque et le problème des déchets) contre le nucléaire n’est pas compatible avec une solution rapide permettant à la fois de diminuer drastiquement les rejets de gaz à effet de serre tout en garantissant un minimum de bien-être aux citoyens dans une société basée sur l’énergie.

Mon dernier point d’achoppement avec Ecolo est sa facilité à plonger dans le piège du rapprochement “des gauches” avec des partis qui se servent à chaque fois d’eux pour obtenir ce qu’ils veulent au niveau “social” sans vraiment changer les choses au niveau “environnement”.

 

Je pense néanmoins qu’au niveau non local, l’écologie politique est la seule vision de société qui propose des solutions globales qui peuvent passer outre les idéologies traditionnelles pour envisager le long terme, s’occuper de la biodiversité et de l’équilibre de la planète. C’est aussi le principal mouvement qui n’abuse pas de son positionnement d'opposition envers d’autres pour exister: il essaie le plus souvent d’être constructif avant d’être destructif.

Pour finir, je suis intîmement convaincu que des personnalités comme Zakia Khattabi, JM Nollet, JM Javaux, S Hazée ou G Vanden Burre ont une vision globale du niveau politique et que leur ouverture à des mouvements (malheureusement parfois dogmatiques) tels Greenpeace, le WWF, Amnesty ou l’IEW - pour ne citer que les principaux - leur donne des visions à long terme quand les mouvements et autres lobbies proches des autres partis sont souvent dirigés par des visions traditionnalistes à faible vision.

 

Bref, comme je ne pourrai finalement pas défendre mes idées via une liste donnant accès à des postes de propositions et me battre au niveau de l’urgence climatique, du repli des gens sur eux-même, du populisme qui pourrait mener à des dictatures (qu’elles soient du peuple, d’un homme “fort” ou d’un parti), du dogmatisme, du retour en force du religieux et de toutes ces choses qui ne sont pas bonnes pour l’évolution de l’humain et de son environnement, je pense que la meilleure chose à faire sera de soutenir le projet d’écologie politique représenté par certains profils spécifiques parmi les futurs candidats Ecolo, sans donner de blanc-seing à l’ensemble du parti.

 

C’est en tout cas ma vision actuelle au 10 décembre.

 

 

Régis Warmont,

Citoyen actif et responsable (tant que faire se peut)

Ancien co-fondateur EM.be

 

 

PS: on peut discuter de tout ceci dans le respect des idées et la courtoisie via twitter: @rwarmont